Nicolas Tourte

Lupanar

Du 28 avril au 16 mai 2015

Avant qu’il ne s’agisse d’un tracé dans le sillage duquel l’eau s’écoule et embrasse l’espace, j’ai d’abord imaginé des poussières portées par des turbulences d’air chaud vers les hauteurs du volume. Plus humides à l’approche du plafond, elles stagnent un moment sans le toucher puis trouvent le flux descendant en cherchant à maintenir leur état de lévitation jusqu’à reprendre leur ascension.

Le travail de Nicolas Tourte questionne avec humour et dérision la place de l’homme dans l’univers. Il traite principalement des cycles, de la répétition et de la notion de virtuel. Tout débute par l’analyse dilettante et étendue des terrains dans lesquels il circule. Lors de ses voyages, dans l’ordinaire, il collecte des anecdotes, des images fixes et animées. Il met en scène les cycles et les mécanismes invisibles qui régissent nos vies. Une partie de ces représentations s’apparente à des notes impulsives, des ready-mades inavoués, des idées qu’il s’empresse d’immortaliser pour passer à d’autres. Le reste sommeille, en attente, dans ce qui pourrait être un vivier, une banque de nourritures et de ressources visuelles qui portera ses dividendes dans l’inframince d’une rencontre fortuite.

Nicolas Tourte est représenté par la galerie Laure Roynette à Paris.

Lien

nicolastourte.net

Lieu

ésam Caen/Cherbourg, Caen